Témoignage de Patrick Pottier

 

"Je module en fonction du potentiel de mes sols"

Installés en GAEC au Noyer En Ouche dans l'Eure, Patrick et Alain Pottier ont investi en février 2006 dans un épandeur d'engrais Sulky équipé pour la modulation. Cette acquisition s'est faite en commun avec l'Earl Le Tadic à Ajou de manière à rentabiliser sur une plus grande surface

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Les deux exploitations de 300 hectares cultivent principalement blé, colza, lin et betteraves. "Membres du GRCETA, nous nous sommes engagés dans une démarche d'agriculture de précision suite aux conclusions positives des recherches menées depuis 2003 par Defisol 27 sur la nécessité économique et environnementale de prendre en compte l'hétérogénéité de nos sols à l'intérieur d'une même parcelle" explique Patrick Pottier. "L'épandeur d'engrais n'est que le dernier maillon de la chaine dans le pilotage de la modulation. C'est tout le travail d'analyse en amont qui fait la différence"assure-t-il. En effet, avant d'aboutir à ses cartes de modulation, l'agriculteur a dû mettre en évidence puis analyser la variabilité intraparcellaire. "Dans un premier temps, nous avons effectué un zonage à partir d'une mesure de la conductivité géoréférencée sur toute la parcelle. Les différentes zones sont ensuite validées par les profils de sols pour aboutir à une carte de potentiel de sol qui peut varier. Par exemple pour le blé entre 65 et 100 qx/hectare !"

Une analyse de sol par hectare

La deuxième étape consiste à réaliser une cartographie des teneurs minérales du sol. "En superposant la carte de potentiel, les photos aériennes et les cartes de rendement, on positionne les points de prélèvement pour les analyses de sol, en respectant un maillage d'environ une analyse par hectare. Il est prévu de refaire les analyses tous les cinq ans". Ces dernières permettent de générer des cartes de préconisation pour chacun des paramètres analysés (pH, P, K et Mg). "Ces cartes sont effectuées par les conseillers de Defisol 27 précise Patrick Pottier. J'édite ensuite mes cartes de modulation en tenant compte du précédent (barème du Ceta) et du type d'engrais (passer des unités au kg/ha).
Une fois la carte de modulation transférée sur une carte mémoire, la modulation est directement prise en charge par le boitier de l'épandeur d'engrais. "La dose est gérée précisément par le système de pesée. Un étalonnage est nécessaire pour chaque nouvel engrais. La modulation se fait par deux vérins électriques qui agissent sur l'ouverture et la fermeture des trappes.

Une économie de 20 euros/hectare

"Le seul souci se situe dans les zones où l'on fait l'impasse. Les vérins électriques ne ferment pas totalement les trappes nous obligeant à forcer la fermeture avec le distributeur hydraulique" précise Patrick Pottier.

Après deux années de modulation, Patrick Pottier n'est pas en mesure de se prononcer sur des chiffres précis d'économie d'intrants. En revanche, "avec un recul de plusieurs années d'expérimentation, Défisol annonce une économie de 20 euros par hectare et par an en moyenne, en modulant la fumure P, K et Mg".

Et dès cette année, l'agriculteur se lance dans la modulation de l'azote sur colza en tenant compte des cartes de potentiel réalisées par Défisol.

Article publié dans "Réussir Grandes Cultures" du 1er février 2009

Mis à jour (Mardi, 08 Novembre 2011 07:25)

 
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